L'opposition positive, Projet

Programme du collectif Changeons d’ère à Taverny avec Thomas Cottinet pour les élections municipales 15 et 22 mars 2020

L'opposition positive

Taverny – élections municipales mars 2020

Plusieurs membres actifs de Défi Citoyen Taverny font partie de la liste présentée par le collectif citoyen Changeons d’Ère à Taverny, portant un beau projet de ville en transition.

Martine Barbesant, Sylvie Boulanger, Sebastien Davignon, Fateh Menaa, Sophie Palhares, Catherine Sebag, Vincent Houillon.

L'opposition positive

Le Pôle de Santé au banc d’essai

Dans le dernier numéro de Taverny Mag, la mairie consacre un dossier à l’inauguration du Pôle de Santé.

En toute logique, nulle mention n’y est faite de la manifestation organisée ce jour-là par les nombreux opposant.e.s à ce coûteux projet (voir notre premier article sur le sujet).

Dans le parti pris de l’article, à la manière de Baudelaire dans son invitation au voyage, « tout n’est qu’ordre, beauté, luxe, calme et volupté ». Des élégants et des élégantes avaient revêtu leur plus belle tenue de soirée estivale. Un cliché nous montre Valérie Pécresse – la présidente de Région ayant répondu à l’invitation de sa collaboratrice Florence Portelli – riant aux éclats…

Un intertitre de l’article évoque « un pôle attractif et complet ».

On peut se demander pour qui cet équipement est le plus attractif : pour les usagers ou pour les praticiens qui y exercent ?

En effet, on avait déjà évoqué les conditions très favorables dont bénéficient ces médecins. Il ne s’agit pas encore une fois de mettre en doute leurs compétences, mais de s’interroger sur l’accès aux soins que permettra (ou non) cette structure.

Nous avons consulté la fiche Doctolib des 10 spécialistes mentionné.e.s dans l’article (ce site internet où l’on peut prendre ses rendez-vous médicaux). Sur 10 médecins, deux seulement font œuvre de transparence et évoquent leur mode d’exercice, autrement dit leurs honoraires, l’une en secteur I, l’autre assumant son secteur II. Les huit autres ne font pas mention de leur dépassement d’honoraires, qui constitue un reste à charge pour les patient.e.s n’ayant pas de mutuelle et demeure la principale cause de renoncement aux soins. Pour en être informé.e, il faut appeler le pôle de santé. On aura alors l’occasion de mettre en application l’adage selon lequel « patience est mère de sureté » avant que l’hôtesse d’accueil que l’on imagine volontiers seule à son poste, ne prenne la communication et réponde à nos questions.

Pour une consultation avec un généraliste, passez votre chemin puisque aucun nouveau patient n’est pris en charge par les quatre généralistes du Pôle. C’est sans doute ça « le pôle complet » que nous vend la Mairie.

Par contre, si vous avez des problèmes de peau (peut être que la politique municipale vous donne des boutons..), vous avez quatre dermatologues sous la main. Quatre dermatos sur dix spécialistes, donc. Voilà une vision de la demande de soins et de la démographie médicale bien singulière… A côté de ça, ni cardiologue, ni pneumologue, endocrinologue ou psychiatre dans ce pôle de santé « complet et attractif. » – S.D.

Agenda, L'opposition positive

Jardin Potager Partagé Acte 2 Quartier Mermoz-Guynemer

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Rassemblement jeudi 26 septembre 2019

https://www.google.com/amp/www.leparisien.fr/amp/val-d-oise-95/taverny-l-environnement-s-enracine-dans-la-campagne-des-municipales-30-09-2019-8162940.php

https://actu.fr/ile-de-france/taverny_95607/val-doise-taverny-coupes-darbres-face-rassemblement-opposants-maire-se-defend_27561535.html

https://actu.fr/ile-de-france/taverny_95607/val-doise-taverny-coupes-darbres-face-rassemblement-opposants-maire-se-defend_27561535.html

Arbricide, L'opposition positive, Résistances

Un petit bois charmant

On y trouve une diversité toute forestière. Il y pousse des centaines de jeunes arbres mais les parents de 30 à 40 ans sont nombreux : familles d’érables les planes, les sycomores et surtout plus rares les champêtres – ceux dont on fait les violons. Et cet érable plane de 75 ans qui culmine, un aïeul sans doute.

Dans ce petit bois classé, cette zone naturelle, on voit des charmes et des chênes de 60 à 120 ans majestueux, bien droits, même un peu fiers entourés de leurs petits qui eux, attendent leur heure.

Puis, après les merisiers et les robiniers, un frêne portant 3 troncs, frisant les 60 ans est entouré d’aubépines. Au sol court de l’alliaire, du lierre terrestre- à vertu médicinale, puis à un mètre de hauteur des ronciers à mûres, des troènes sauvages et du seringa.

Un autre charme de plus de 40 ans, issu d’une cépée, c’est rare, s’étire, il est entouré de géraniums sauvages. De l’autre côté du chemin un petit orme et un fusain s’épanouissent puis bientôt viennent les orties plus près du restaurant rapide et quelques arbres rapportés de jardins.

Ce sont ces 1700 m° qui sont voués à être déclassés détruits goudronnés, rayés pour faire un autre rond point. Il y vit pourtant une joyeuse diversité et son allure de bois « pas entretenu » a permis le développement harmonieux de bien des espèces.

La fraicheur à l’intérieur du bois est saisissante 20° au lieu de 26°, une climatisation parfaite, silencieuse et naturelle. 

Gardons le , étendons le , défendons le.

23 août 2019

P.S : et je ne vous ai pas parlé du tapis de jacinthes bleues au parfum divin qui couvre le bois au printemps…

Catherine Sebag

Pas si anodin ce petit bois classé, l’expression d’une nature restant intacte, préservée de trop de fréquentations. Ci-dessous l’inventaire de l’ensemble des végétaux, réalisé par un spécialiste.

INVENTAIRE RÉALISÉ PAR Daniel Guais le 22-08-2019

L'opposition positive

CA BOUGE A TAVERNY… MAIS PAS (OU MAL) AUX PINS

En préambule au texte ci-dessous, rappelons que les réhabilitations de résidences de logements sociaux ne sont en rien la décision des municipalités, mais celles des bailleurs qui entament des programmes en fonction des crédits mis à disposition de la Caisse des dépôts. Qui a donc décidé de fermer les accès des immeubles vers la place publique (réaménagée il n’y a que quelques années) ? Quand l’aménagement urbain est le reflet d’une politique sécuritaire, il individualise, il sectorise, il annihile toute possibilité de liens et de construction de communauté de destins.

Dans le cadre de la préparation de notre programme pour les prochaines élections municipales, nous avons rendu cette après-midi une petite visite au quartier des Pins et à leurs habitant.e.s.

Un quartier qui subit une densification massive voulue par la mairie mais mal vécue par la population.

On a pu constater que la résidence des Pins a bénéficié d’un petit coup de jeune. Une réhabilitation que Madame le Maire reprend à son compte, alors que le donneur d’ordre est le bailleur Osica qui prend en charge le coût des travaux.

L’équipe municipale nous vend à tour de bras sa concertation avec les Tabernacien.ne.s . Dans ces quartiers où l’on vote peu voire mal si l’on se place du point de vue de l’actuelle majorité, apparemment on concerte moins.

Reconnaissant ne pas être présents dans le Conseil de Quartier et n’ayant donc pas donné leur avis sur son aménagement, les jeunes gens que nous avons croisés n’en sont pas moins dubitatifs, quant à l’installation de nouveaux dispositifs, dont le but est de rendre plus difficile la circulation des deux roues motorisés dans la résidence (voir photos). D’une part, ce dispositif gênera aussi les cyclistes (pour une ville qui veut développer les modes de circulation douce…). D’autre part comme le montre nos clichés, ces dispositifs n’empêchant pas grand-chose, donnent surtout l’impression de clôturer cette résidence comme une injonction à ses occupant.e.s de ne pas trop en sortir, de ne pas être visibles en dehors des lieux et ne surtout pas investir d’autres quartiers de la ville, notamment le centre. Pour nous qui militons pour l’émancipation et la participation de la population à la vie de la ville, voilà ce qui parait inconcevable.

A propos du lien social et du service rendu à la population, le départ à la retraite partiellement compensé du gardien ne nous parait pas aller dans ce sens. Le nouveau titulaire du poste n’est plus logé sur place et n’intervient que la semaine. Il y a bien des résidences à Taverny, certes du parc privé, où le gardien loge sur place et est donc présent en cas de coup dur le week end. Quand on parle de préservation du service public, le logement en fait partie.

Même si les membres de notre collectif n’ont pour la plupart pas endossé de responsabilités au sein de la précédente majorité tant décriée par l’actuelle équipe, on veut bien s’accorder un droit d’inventaire. Ainsi, on veut bien reconnaître que l’installation sur la place centrale de la résidence, de chaises en lieu et place de bancs publics pouvant accueillir plusieurs occupant.e.s n’était pas l’idée du siècle. La mairie, habituellement si prompte à remettre en question les choix du passé n’a en tout cas pas profité de la réhabilitation de la résidence pour corriger cette erreur manifeste. Rien n’est donc fait pour développer l’envie du vivre ensemble dans ce quartier, même le mobilier urbain qui interdit toute réunion collective. Forcément cette jeunesse n’est bonne qu’à préparer des mauvais coups. Il faut donc limiter au maximum la possibilité et l’envie de se réunir. Madame la Maire n’a rien fait pour corriger cet aménagement défectueux qui sert ses desseins sécuritaires.

Un autre aménagement pose question : celui des accès aux immeubles. Auparavant, les portes d’entrée donnaient vers l’intérieur de la résidence sur la place centrale. Chaque résident.e empruntait cet espace pour regagner son domicile, source de rencontres avec le voisinage. Dorénavant les accès sont orientés vers l’extérieur. Ainsi, on rentre chez soi sans passer par cette agora, un lieu central favorisant la probabilité d’une rencontre, d’une sociabilisation avec un.e voisin.e.

 Enfin, une discussion avec un habitant, nous a permis de mettre en évidence une malfaçon dans la réalisation des travaux. On parle des dispositifs podotactiles mis en place sur chaque palier pour alerter les mal-voyant.e.s d’une rupture de niveau. Seulement comme ceux-ci ont mal été positionnés, il faut forcer pour ouvrir entièrement la porte donnant sur l’escalier. Puis celle-ci ne se ferme pas spontanément et reste ouverte ce qui pose un double problème. D’une part un problème de sécurité incendie car les portes doivent être maintenues fermées pour permettre l’évacuation à l’abri des fumées puisque la réglementation précise qu’un escalier est une zone protégée, et d’autre part un problème d’isolation sonore.

Comme dit la mairie, ça bouge à Taverny, mais pas forcément en faveur des habitant.es.

Sébastien Davignon

Arbricide, L'opposition positive

« Le temps perdu qu’on ne rattrape plus »

Ne pas s’emparer du sujet de l’écologie et son urgence à laquelle nous sommes désormais confrontés est comme jouer à la roulette russe avec un pistolet automatique chargé (la première balle est toujours dans le canon). Il ne suffit plus d’être empreint de beaux discours sur l’écologie, un agenda 21 par ici, une petite jardinière par-là, en se convaincant que l’on peut s’affranchir du pire en promettant des compensations.

La nouvelle grande idée de la municipalité est de proposer d’abattre des arbres adultes en faisant la promesse d’en replanter d’autres ailleurs, pour compenser la destruction . On abat des arbres à cause de leurs feuilles qu’il faut ramasser, un peu de résine sur le parebrise, des racines qui déforment les trottoirs. On déclasse un espace protégé pour réaliser des aménagements qu’on croit importants …etc.

On ne replante jamais d’arbres adultes, seulement de jeunes sujets qui devront se battre contre des étés chauds, très chauds et des hivers longs, très longs. Replanter des arbres en ville va devenir une mission impossible, une course contre un climat devenu incertain et capricieux. Certaines essences d’arbres trop fragiles sont d’ores et déjà rayés de la liste des possibles. Si l’on compare l’urgence à laquelle nous devons faire face avec la croissance paisible d’un arbre, nous sommes déjà très en retard. Un retard qui ne peut plus être rattrapé avec lequel il nous faut composer.

La présence des arbres en milieu urbain comporte des bénéfices incompensables :

  • Essentielle pour combattre la pollution, pour la biosphère, la nidification…
  • Elle réduit la chaleur dans les milieux urbains
  • Les feuilles mortes peuvent servir pour protéger ou nourrir des plantes, faire du compost, un humus, un paillage, être transformer en engrais.

Il ne faut plus abattre, mais au contraire replanter pour capitaliser tous les bénéfices que peuvent nous apporter les arbres.

Dans les milieux rendus hostiles par la rigueur du climat, Toundra, Steppe, Savane, Désert, il n’y a pas ou peu d’arbres.

Patrick Couffin

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Non au rond-point de trop

Le Parisien 21 juillet 2019

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/taverny-ils-se-battent-pour-les-arbres-menaces-par-le-futur-rond-point-21-07-2019-8121060.php

La Gazette du Val d’Oise 24 juillet 2019

https://actu.fr/ile-de-france/taverny_95607/val-doise-taverny-nouvelle-opposition-deuxieme-sortie-centre-commercial_26096928.html

Jardin partagé

Le Parisien 25 mai 2019

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/taverny-defi-citoyen-plante-son-potager-dans-l-espace-public-25-05-2019-8079618.php?fbclid=IwAR0yhN8OC5ccQIRATKsFcTovh-siUyu1_98bKfDJgbH1I-kvjQNwhkxd7j8

L'opposition positive

Un petit point sur le rond-point

On a déjà évoqué dans un précédent article de notre blog la charge que constituerait pour les contribuables tarbernacien.nes les travaux du rond-point d’Auchan (20% du budget évalué à 3,12 millions d’euros).

Le propos de cet article n’est pas de revenir sur la charge écologique qui pèserait également sur nos concitoyen.nes si la Mairie allait au bout de ce projet mais de faire valoir le point de vue des habitant.e.s de la ville, puisque la majorité de celles et ceux qui se sont exprimé.e.s à propos de ce projet sur le site internet de la ville ont marqué leur opposition.

A l’heure où l’on rédige ces lignes, nous avons recensé 12 avis favorables et 14 avis défavorables.

Notons que parmi les 12 avis favorables, figurent le directeur de cabinet de Madame le maire qui n’habite pas Taverny et Madame Boisseau adjointe au Maire, dont on peut douter de l’impartialité dans cette affaire… Ajoutons à cela, un intervenant qui porte le même nom de famille que l’adjointe aux finances. Cela ressemble un peu au bourrage des urnes d’une République bananière tout ça.

Gageons que dans une ville dont le Maire se targue d’être à l’écoute des Tabernacien.nes lors des réunions de concertation qu’elle organise sur le devenir de certains quartiers de la ville, qu’elle s’effacera devant la volonté des citoyen.ne.s, si une majorité défavorable au projet se dégageait.

Madame la Maire qui se vante régulièrement d’être à l’écoute de ses administré.e.s, s’effacera t’elle devant la volonté de ses concitoyen.ne.s si une majorité défavorable au projet se dégageait ?

Sébastien Davignon