Résistances

Comité de forêt de Montmorency – mardi 22 octobre 2019

Mardi 22 octobre 2019, se tenait le comité de gestion de la forêt de Montmorency au Bois Corbon. L’agence territoriale Ile-de- France Ouest de l’ONF (Office National des Forêts) réunissait les élu.e.s ou représentant.e.s des villes, les chasseurs et les associations vouées à la protection de l’environnement, comme Val d’Oise Environnement, qui nous avait invité. Le Conseil Départemental n’était pas représenté par indisponibilité.

L’ONF communique auprès de ce public de façon récurrente pour établir un état des lieux des forêts de Montmorency et l’Isle-Adam Carnelle. A l’ordre du jour : la carte d’identité de la forêt de Montmorency, les travaux réalisés et engagés par l’ONF, les financements, les problématiques comme les décharges sauvages de déchets et enfin la maladie de l’encre qui décime les châtaigniers.

Demande d’un classement de protection

En préambule, Madame Michèle Berthy, maire de Montmorency et conseillère départementale exhorte les villes à délibérer pour demander un classement de protection de la forêt pour chaque domaine communal. « Il faudrait que toutes les villes concernées fassent la démarche, pour lancer la procédure », déclare-t-elle. Pour l’instant, Montmorency, Saint Leu la Forêt et Saint Brice ont agi. Carole Faidherbe, adjointe au développement durable de Taverny intervient pour dire que la ville a également fait le nécessaire, il y a un an. Madame Berthy engage Taverny à prévenir le comité de gestion des Forêts. ( Correction de notre précédente publication : nous avons retrouvé le compte-rendu du conseil municipal de la ville de Taverny qui date du 28 mars 2019 – page 78). Bouffémont  s’est  inscrit dans la même démarche avec une motion pour le moment.

Cliquer pour accéder à CRCM_28-03-2019.pdf

Protéger la forêt domaniale est essentiel pour limiter l’urbanisation en lisières en particulier.  Le plus efficace serait également de classer les forêts privées en limite du domaine.

C’est la préfecture qui instruit le dossier de demande, à valider par le Conseil d’Etat.

Les travaux de l’ONF

Au quotidien, l’action des forestiers s’articule autour de trois objectifs indissociables : la production de bois, la protection de l’environnement et l’accueil du public.

Outre l’activité sylvicole, la charge des agences de l’ONF est lourde et variée. Elles entretiennent les chemins forestiers, veillent sur la faune, et organisent l’espace pour l’accueil du public. Par exemple, un projet à venir est de mieux signaler les entrées de forêts par des panneaux de sensibilisation, qui invitent les promeneurs à percevoir leur entrée dans un milieu sensible et protégée. En 2020, des travaux d’aménagement des abords du Château de la Chasse sont prévus.

Les lisières des forêts vont être mieux protégées (travail sur les végétaux, les zones humides) pour booster la biodiversité.

Les agents-forestiers nous expliquent alors qu’une grande part du budget est malheureusement absorbé par des travaux de lutte contre les décharges sauvages et le ramassage. Ce sont la plupart du temps des déchets du bâtiment déposés illicitement. Cette problématique commence à être dénoncée au grand jour, tandis que dans le bâtiment les frais de prise en charge et traitement des déchets constituent une part toujours plus grande des dépenses de travaux.

Le budget engagé pour les travaux d’investissement et de maintenance est porté pour une grande part par le Conseil Départemental (80% de l’investissement et 43% du fonctionnement). On peut noter que l’ONF verse un impôt foncier aux communes dont les forêts couvrent les territoires.

ONF-Incohérence entre statut et mission

 « L’ONF est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), chargé de la gestion des forêts publiques, placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. »

L’ONF doit donc équilibrer ses comptes, contrainte entre une politique de production (exploitation pour la filière bois) et la mise en place d’une véritable politique de développement durable.

  • Voir pour creuser le sujet la brochure éditée par Val-d’Oise Environnement et l’union des amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses 3 forêts.

https://valdoise-environnement.fr/wp-content/uploads/2015/12/guide_foret_mai_2012BD.pdf

La forêt est un bien commun. Elle contribue au maintien de la qualité de l’eau, de l’air, des sols. Ce sont des réserves de biodiversité.

A considérer les forêts uniquement dans une perspective économique, on oublie les aspects environnementaux.

Pourtant le développement de la filière bois est utile à la construction, en tant que matériau durable et une énergie considérée comme telle.

L’enjeu est de concilier exploitation du bois, fréquentation humaine de la forêt et protection de la biodiversité. Or les associations de protection de l’environnement alertent sur les méthodes d’abattage, de mécanisation et de standardisation des produits.

La question de la gouvernance de cet organisme d’état, qui a mission d’exploitation mais aussi de protection est donc essentiel pour garantir un équilibre des massifs forestiers sur le long terme.

La forêt, victime du changement climatique

Il devient d’autant plus important de mettre en place des outils qui puissent gérer l’équilibre des forêts sur une longue échelle de temps entre prélèvement et renouvellement, qu’elles sont victimes de nombreuses crises sanitaires. En Autriche, en Allemagne et dans l’Est de la France, des hectares de bois résineux blancs (pins et épicéa) souffrent et meurent. Les sécheresses favorisent la pullulation des scolytes, des petits coléoptères qui creusent des galeries sous l’écorce des arbres qui coupent la circulation de la sève.

https://reporterre.net/Secheresse-dans-la-foret-vosgienne-sapins-et-epiceas-n-arretent-plus-de-mourir

Dans la forêt de Montmorency, on parle de la maladie de l’encre. C’est le châtaignier qui est décimé par un agent pathogène à l’état latent dans le sol. Il se propage très rapidement à la faveur de printemps humides et de périodes de sécheresse. Les racines se nécrosent entrainant la chute des arbres.

Autrefois privé, le domaine de Montmorency a été planté majoritairement de châtaigniers (70%), arbres exploités dans les années 70. Deux cents hectares seraient touchés.

Avant replantation sur les parcelles atteintes, un travail de sol est nécessaire pour décompacter après abattage et nettoyage, pour ainsi favoriser la replantation d’espèces diversifiées.

L’ONF essaie de travailler par petites parcelles en choisissant les lieux les plus touchés. 65 000 plans ont été réinstallés avec mélange de feuillus (chênes sessiles) et résineux. Le coût est lourd (7000€/ha) pour l’ONF qui cherche des mécènes, car le ministère de l’agriculture ne s’engage pas sur cette problématique, les fonds s’adressant à la crise des résineux dans le Jura et la Franche-Comté.

L’ONF n’a pas pris le parti d’interdire l’accès à la forêt, seules des zones témoins en cours d’étude ne sont pas accessibles.

Saint-Leu-la Forêt et Baillet en France sont les deux seules villes à avoir organisé des réunions publiques pour avertir les habitant.e.s.

La forêt, enjeu politique et citoyen

Tout comme l’eau, l’air, le paysage, la forêt est un bien commun et non une marchandise. Son exploitation doit d’abord se conjuguer avec sa protection.

Même si la mission première de l’ONF est l’exploitation des forêts, les Agents forestiers très investis aiment leur métier et voudraient s’inscrire dans une politique régénératrice de la ressource en contradiction avec une logique intensive et mercantile.

https://reporterre.net/appel-a-un-grand-debat-public-sur-la-foret-notre-bien-commun

Les élu.e.s locaux croisés au cours de cette réunion semblent à l’écoute mais entendent-ils réellement l’enjeu, apportent-ils réellement les moyens, ou sont-ils pour certains ou certaines  plus soucieux de gérer la non contestation citoyenne ?

Comme pour tous les sujets environnementaux, la vigilance des citoyens et citoyennes est nécessaire et salutaire, pour préserver biotopes et ressources au nom des générations à venir.

http://europeanwater.org/fr/actualites/nouvelles-diverses/394-manifeste-pour-les-biens-communs-dans-l-union-europeenne

Arbricide, L'opposition positive, Résistances

Un petit bois charmant

On y trouve une diversité toute forestière. Il y pousse des centaines de jeunes arbres mais les parents de 30 à 40 ans sont nombreux : familles d’érables les planes, les sycomores et surtout plus rares les champêtres – ceux dont on fait les violons. Et cet érable plane de 75 ans qui culmine, un aïeul sans doute.

Dans ce petit bois classé, cette zone naturelle, on voit des charmes et des chênes de 60 à 120 ans majestueux, bien droits, même un peu fiers entourés de leurs petits qui eux, attendent leur heure.

Puis, après les merisiers et les robiniers, un frêne portant 3 troncs, frisant les 60 ans est entouré d’aubépines. Au sol court de l’alliaire, du lierre terrestre- à vertu médicinale, puis à un mètre de hauteur des ronciers à mûres, des troènes sauvages et du seringa.

Un autre charme de plus de 40 ans, issu d’une cépée, c’est rare, s’étire, il est entouré de géraniums sauvages. De l’autre côté du chemin un petit orme et un fusain s’épanouissent puis bientôt viennent les orties plus près du restaurant rapide et quelques arbres rapportés de jardins.

Ce sont ces 1700 m° qui sont voués à être déclassés détruits goudronnés, rayés pour faire un autre rond point. Il y vit pourtant une joyeuse diversité et son allure de bois « pas entretenu » a permis le développement harmonieux de bien des espèces.

La fraicheur à l’intérieur du bois est saisissante 20° au lieu de 26°, une climatisation parfaite, silencieuse et naturelle. 

Gardons le , étendons le , défendons le.

23 août 2019

P.S : et je ne vous ai pas parlé du tapis de jacinthes bleues au parfum divin qui couvre le bois au printemps…

Catherine Sebag

Pas si anodin ce petit bois classé, l’expression d’une nature restant intacte, préservée de trop de fréquentations. Ci-dessous l’inventaire de l’ensemble des végétaux, réalisé par un spécialiste.

INVENTAIRE RÉALISÉ PAR Daniel Guais le 22-08-2019

L'opposition positive, Résistances

Rue de la Tuyolle-rue de la Marée

Un projet immobilier 2 en 1

L’enquête publique concernant la requalification du quartier Tuyolle/Marée est en ligne sur le site de la ville de Taverny. Les documents expliquant le projet sont consultables et les habitant.es ont la possibilité d’écrire leur point de vue. L’enquête est ouverte jusqu’au 3 juin 2019.

Défi Citoyen Taverny décrypte le projet

Ce projet nécessite une enquête publique, car il demande une modification du plan local d’Urbanisme.

« Lorsque les dispositions d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU) ne permettent pas la réalisation d’une opération d’intérêt général, elles doivent être revues afin d’être mises en compatibilité avec l’opération. La procédure de mise en compatibilité a pour objet de faire évoluer le contenu du PLU afin que celui‐ci permette la réalisation du projet. »

« Considérant que le projet de mise en compatibilité du PLU vise notamment à : créer un sous-secteur spécifique UAb de la zone UA, répondant aux caractéristiques du projet (les règles de hauteur, de toiture, d’alignement sont notamment adaptées) ; supprimer un espace boisé classé (EBC) à hauteur de 4355 m²; réduire la protection d’une sente sur 15 mètres de long pour permettre la réalisation de la desserte automobile de l’îlot nord-est; »

L’ensemble des documents vise à démontrer l’intérêt général du projet, notamment :

  • « Créer une offre nouvelle de logements, bien intégrée dans le tissu urbain et dans le paysage verdoyant du quartier de Vaucelles dont une offre de logements locatifs sociaux (sur la rue de la Tuyolle),
  • Répondre aux besoins de logements, au regard du PLHI et des objectifs de construction de logements en région Île-de-France,
  • Créer une placette pour la centralité du quartier,
  • Offrir de nouveau locaux commerciaux et de services,
  • Élargir la rue de la Tuyolle pour faciliter les croisements et le stationnement,
  • Éradiquer l’habitat indigne dans l’îlot TUYOLLE-PARIS,
  • Créer une offre de logements locatifs sociaux (sur la rue de la Tuyolle), –
  • Dépolluer des terrains potentiellement pollués, recensés dans la base de données BASIAS en raison d’anciens dépôts de liquides inflammables et de l’ancienne activité de chaudronnerie, traitement et revêtement des matériaux, garages, ateliers, mécanique et soudure. »

Toutes ces intentions sont intéressantes et tous les documents présentés confortent un projet respectueux de la règlementation, de l’environnement (étude d’impact faune et flore), étude de la circulation, construction de stationnement en sous-sol en nombre supérieur à la règlementation, amélioration de la vie de quartier, de la circulation… Le rapport de présentation du projet appelle au respect du « caractère village » de la future construction, en ce sens l’image présentée n’est pas très flatteuse et promet une construction pseudo-rurale, faux colombages sur enduit minéral.

L’opportunité de modification du PLU sur un secteur centre-ville ou un autre, doit toujours alerter sur le potentiel de densification et/ou modification de la règle, qui pourrait s’ouvrir sur d’autres secteurs.

Dans le cas présent, la modification du PLU n’est pas nécessaire à l’opération rue de la Tuyolle qu’il faut distinguer de l’opération rue de la Marée. Si l’aménagement rue de la Tuyolle répond aux critères d’intérêt général tels que décrits, l’opération rue de la Marée reste un projet de promotion immobilière de 72 logements, en accession à la propriété uniquement.  Ce projet n’apporte ni logements sociaux, ni locaux de service ou commerces, ni aménagement urbain. Il supprime un espace boisé classé de 4355m², 15m de sente protégée pour permettre l’entrée des automobiles en sous-sol et une amplification de la hauteur des bâtiments (jusqu’à 14m). Cette opération rue de la Marée demande une modification du PLU pour être autorisée.

Autrement dit, l’enquête publique dont la modification du PLU est l’objet, présente l’intérêt public d’une opération (Tuyolle) pour autoriser une opération immobilière juste à côté (Marée). Deux opérations sont conjuguées en une, pour que l’une dite d’intérêt public permette la modification du PLU pour l’autre d’intérêt privé uniquement.

Sylvie Boulanger

Résistances

Forêt de Montmorency

Depuis des mois, semaines après semaines, on voit se multiplier les zones d’exploitation de la forêt de Montmorency : des pans de forêt coupées de façon plutôt barbare et même brulées (vu ce matin, chemin de l’étang Godard vers le château de la Chasse).

La gestion de la forêt est une nécessité au titre de la préservation du patrimoine environnemental. La filière bois doit pouvoir se développer en France, pour éviter que la construction bois qui est une alternative moins carbonée, ne soit obligée d’importer en perdant ainsi son atout écologiquement vertueux.

Comment envisager une exploitation durable? Est-ce que l’exploitation forestière est compatible avec la préservation du biotope? Quelle est la politique de l’ONF (Office national des Forêts)? La rentabilité? Qui décide?

Défi-citoyen de Taverny est en alerte, cherche des informations sur le sens et l’objectif de la multiplication des zones d’abattage dans la forêt de Montmorency. La préservation de notre écosystème proche est un enjeu citoyen dont nous devons prendre toute la mesure.

Voir le film recommandé sur le site Incroyables comestibles par le lien suivant : http://lesincroyablescomestibles.fr/film-le-temps-des-forets/


Résistances

Linky

« Linky » est le nom du compteur électrique communiquant développé par Landis+Gyr pour Enedis, principal gestionnaire du réseau de distribution électrique en France.

Le Linky fait partie de la catégorie des compteurs communicants (AMM), c’est-à-dire pouvant être interrogés et actionnés à distance. Pour cela, le Linky utilise sur le réseau basse tension la technologie CPL (courant porteur en ligne).

Landis+Gyr dont le siège social est en Suisse est le leader mondial de l’industrie des solutions de comptage destinées aux fournisseurs d’énergie pour leur permettre de mesurer la consommation d’électricité.

Enedis s’est engagé à installer les compteurs Linky dans trente-cinq millions de foyers français à l’horizon 2021.

L’installation à marche forcée des compteurs Linky dans les foyers pose quelques questions.

Du coté Enedis on considère que l’installation des compteurs Linky est une obligation. Cependant des voix se sont élevées contre cette prétendue obligation.  

La ville de Taverny a délibéré le 23 juin 2016 – DELIBERATION N° 110-2016-CA01  http://www.ville-taverny.fr/sites/default/files/documents/contenu/DEM_110-2016-CA01-Delib_Motion-Compteurs%20Linky.pdf Il est signifié à Enedis : « les abonnés tabernaciens doivent pouvoir refuser l’installation du compteur communicant pour l’électricité, dit compteur « Linky » ».

Dans son rapport annuel 2017 concernant les Linky, la Cour des comptes pointe un déficit d’information et un coût trop élevé pour le consommateur, et doute de sa contribution « promise » à la maîtrise de la consommation globale et à la gestion du réseau. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/le-compteur-linky-ne-tient-pas-ses-promesses-767572.html

La promotion du Linky s’est faite autour du thème écologique, pour une meilleure gestion du réseau etc. Or l’obsolescence des Linky est programmée (35 millions de compteurs sont ou seront remplacés) – la durée de vie d’un compteurs Linky est estimée entre 15 et 20 ans. Pourtant la plupart des anciens compteurs sont ou étaient en parfait état de marche, ces appareils ont une durée de vie 4 fois supérieure à celle du Linky. https://reporterre.net/Le-compteur-Linky-n-est-vraiment-pas-ecolo

On a compris, le Linky permet avant tout de faire l’économie humaine, il n’y a plus d’intervention pour la relève des consommations. Le Linky peut aussi être interrompu à distance, ou s’interrompre lui-même : coupure de l’alimentation électrique si la puissance souscrite est dépassée. La précision extrême des données de consommation relevées par le Linky permet au fournisseur d’énergie d’augmenter et/ou d’ajuster son tarif au Watt près. Dans ce dernier cas de figure, le consommateur ne dispose d’aucun moyen pour refuser et/ou contredire le vendeur d’énergie. 

Il est possible de refuser l’installation du compteur Linky, chacun peut y trouver une raison, un argument.

Pour les personnes électrosensibles : le CPL G3 (courant porteur en ligne) avec une fréquence intermédiaire pouvant atteindre jusqu’à 395 kHz, soit 395 000 Hz (en France la fréquence du courant électrique alternatif est de 50Hz). Les CPL (courant porteur en ligne) ne s’arrêtent pas au Linky, ils se propagent dans tout le réseau électrique sans distinction. Enedis ne s’approfondit pas trop sur ce sujet.

Sécurité -Tous les réseaux peuvent avoir une faille de sécurité et par définition ils sont piratables.

La protection des données – si Enedis est capable quasiment en temps réel de déterminer une activité à votre domicile – ces données sont-ils suffisamment protégés.

Qu’advient-il des masses de données collectés, pour quel usage ?

Et demain ? – Le marché pour le remplacement de compteur s’élève à 5,7 milliards d’euros. A compter de 2021, un remplacement de compteur sera facturé au consommateur à 130 euros. Dans 15 ou 20 ans combien sera facturé le remplacement du compteur Linky, son remplacement sera à la charge de qui ?

Aucun avantage pour le consommateur – Il y a un vrai déséquilibre, l’installation d’un Linky n’apporte aucun réel avantage au consommateur.

Ecologie – L’obsolescence des Linky est anti écologique – Et pourtant le Linky s’est propagé par le biais d’une argumentation vertueuse d’écologie.

Point de vue – Basiquement, avec tous les paramètres énoncés, il en ressort que ça ne serait qu’un magnifique business – Multinationale Suisse, « l’Europe », un gouvernement qui encourage, une économie humaine, une obsolescence, des tarifs ajustés… etc.

Position de l’Europe – Il n’y a pas d’obligation par la législation de l’Union Européenne de déployer des compteurs communiquant, chaque état membre est libre d’en apprécier l’opportunité et l’intérêt de la démarche. http://refus.linky.gazpar.free.fr/Linky-Courrier-Commission-Eur.pdf

Transgression – Une argumentation parfois mensongère de la part d’Enedis ou des ses sous-traitant chargés du déploiement des compteurs Linky. http://refus.linky.gazpar.free.fr/refus-mensonges-enedis.htm

Comment s’y prendre pour refuser le Linky ?

Si le compteur d’électricité est dans votre logement, c’est gagné : la loi vous protège, rien ni personne ne peut vous obliger à laisser entrer les installateurs. D’autre part tout contrat souscrit avant 2018 pour la fourniture d’énergie protège le consommateur qui n’a aucune obligation d’avoir un compteur communiquant.

Les démarches à faire

Il faut adresser un courrier à Enedis, un modèle de courrier à transmettre en recommandé avec accusé de réception est disponible sur le lien :

https://www.artemisia-lawyers.com/fran%C3%A7ais/publications-et-interventions/compteurs-linky

Pour mieux être identifié (surtout votre compteur), vous devez reporter dans ce courrier votre PDL (Point de livraison), c’est l’identification du point de comptage, cet élément apparait dans votre facture de fourniture d’électricité.

Compteur facilement accessible depuis l’extérieur

Le remplacement d’un compteur électrique existant par un Linky doit se faire en présence du client abonné. Toutefois on s’aperçoit que cette règle de base est transgressée par les sous-traitants affamés d’Enedis. Ces gens sont prêts à tout, jusqu’à l’intimidation parfois. Si le compteur est installé la rue, ou est dans un jardin non clôturé, ou dans des parties communes d’immeuble, il faut chercher à empêcher physiquement par quelques moyens l’accès facile à l’appareil. Déjà de nombreux citoyens ont multiplié des ingéniosités par différents moyens pour empêcher un accès trop facile à leurs compteurs http://refus.linky.gazpar.free.fr/compteurs-proteges.pdf

PC